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  #81  
Vieux 23/07/2008, 22h43
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Envoyé par marlouf
...
Venitius Varron, qui fait éclater au grand jour l’odieuse traque au sein de l’Empire : la très grande majorité de la famille du générale Avidius Cassius a été assassinée par le centurion Jmlus, ...
Y'a une coquille : c'est Sentencius l'assassin , pas le gentil jmlus


Granpeos est toujours aussi bête et le récit toujours aussi excellent
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  #82  
Vieux 24/07/2008, 07h25
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Oups, bien sur ... rectifié
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  #83  
Vieux 24/07/2008, 11h19
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Moi bien aimer zigouillus la moitié de rome! ... on pourra dire que les descendants de Sentencius formèrent un clan, appelé mafia & camorra!
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  #84  
Vieux 08/08/2008, 21h56
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Chapitre 15 : The Good Otto, the Bad Schnickeon and the Ugly Sentencius


Dans l’heure qui suivit, je fis le tour de la villa et de ses jardins, essayant de trouver des indices sur la disparition de ma femme et de ma fille. J’essayais de me rassurer en me disant qu’elles étaient sorties au moment où les hommes de Schnickeon étaient venus ravager la maison, mais cette petite voix angoissante qui trottait dans ma tête depuis quelques temps ne laissait pas de me renvoyer à des détails inquiétants. Si les femmes étaient sorties, pourquoi toute la toilette de Randoma était encore présente dans l’une des pièces, alors qu’elle ne sortait jamais sans prendre avec elle tout ce qui était bon à lui rajeunir le visage, quel que soit l’heure ? Si nos servantes les avaient accompagnées, comme il se devait, pourquoi avais-je retrouvé le corps de l’une d’entre elles, les yeux remplis de terreur, le visage entaché de sang à moitié plongé dans le principal bassin du jardin ?

La voix s’amplifiait, presque criarde maintenant, m’abjurant de constater de mes yeux ce qui s’était réellement passé. Après avoir posé une échelle contre le mur extérieur donnant sur notre jardin, l’un des hommes de Schnickeon s’était introduit dans la place et avait, le plus silencieusement possible, égorgé l’esclave qui surveillait le portique principal. Il avait du ensuite ouvrir les portes à ses complices, qui avaient alors déferlé dans les jardins et la maison, tuant tous ceux qui tentaient de leur barrer le chemin. L’attaque, d’une violence inouïe, n’avait dû durer que deux ou trois minutes, puisque le voisinage semblait ne pas avoir entendu quoi que ce soit qui sortait de la normal. Qu’il est commode, parfois, de ne voir dans les cris d’une servante qu’on égorge que les simples jérémiades d’une femme que son mari corrige …
Les hommes s’étaient ensuite enfuis avec leurs otages, non sans laisser une marque distinctive qui ne faisait aucun doute sur qui ils étaient. Lafritius avait trouvé les restes d’une gousse d’ail jetée à l’extérieur de la propriété, à proximité de l’échelle. Le gladiateur qui avait enjambé le muret s’en était joyeusement badigeonné l’intérieur de la bouche, or j’avais déjà vu cet homme auparavant auprès de Schnickeon. Ce dernier n’avait donc nullement été découragé par la détermination que j’avais affiché peu auparavant, et disposait désormais du meilleur moyen de pression envisageable pour me pousser à aller dans son sens. Si je me débrouillais pour ôter la vie de Marc Aurèle, Schnickeon laisserait peut être ma famille en vie. Si je m’obstinais, leur sort serait bien plus sombre. Mais dans tous les cas, je n’avais aucune assurance que Schnickeon, dans l’immédiat, tienne sa part du marché. Et même si… la voix était revenue, encore plus cynique, appuyant là où cela faisait mal. Jamais Schnickeon ne laisserait subsister une preuve du complot qu’il avait ourdi. Aussitôt Marc Aurèle disparu, ma famille et moi même serions supprimés, et notre secret s’en irait avec nous.

Avais-je peut être déjà pris ma décision une heure plus tôt, quand j’avais cru comprendre, à voir le visage décomposé de Lafritius, que ma femme et ma fille m’attendaient déjà de l’autre côté du fleuve, sur la rive des morts ? L’image s’imposait sans relâche à mon esprit : je voulais voir Schnickeon crucifié, agonisant misérablement sur une croix comme n’importe quel fugitif, endurant mille calvaires avant d’enfin libérer ce monde de sa sinistre présence. La rage s’était métamorphosée en une haine folle, incontrôlable, qui m’enlevait tout pouvoir de réflexion et me laissait presque tremblant, m’épuisant moralement et physiquement. Une fois mes forces revenues, je me rendis au Palatin.



le Mont palatin sous les Césars


Lafritius tenta bien de m’en empêcher, mais je le repoussais, et je le vis, du coin de l’œil, me suivre pour m’éviter tout geste définitif. Arrivé au palais impérial, je regardais en direction des appartements de Marc Aurèle. Le poison qui avait emporté Faustine pouvait faire de même avec son mari, un homme vieilli et qui avait déjà failli succomber, lors de la campagne en Germanie, à des maladies qui l’avaient laissé amoindri. Un instant d’intimité avec l’Empereur, et le tour était joué… un couloir, quelques portes que je passais les unes après les autres, un vestibule que j’avais tant de fois franchi… puis des appartements qu’il m’était déjà arriver de traverser, mais pas depuis un moment. Là, derrière cette porte, l’homme que j’étais venu voir : Perenis.

Le favori de Commode sembla assez étonné de me voir. Et pourtant, derrière ses yeux gras, une lueur froide et intelligente, celle de l’homme qui voit enfin venir à lui ce qu’il attendait, avant même que vous n’ayez pris conscience que vous faisiez parti de son jeu depuis le début.

Perenis m’écouta silencieusement, posant seulement quelques questions quand il voulait plus d’informations. A la fin, il se retourna vers son fils Chal avec un sourire limpide, presque beau, celui de l’homme qui a enfin atteint le but qu’il s’était fixé. Je quittais rapidement le Palatin et rentrait dans ma villa.
Lafritius, voyant que je n’avais pas de pensée néfaste, était revenu depuis plusieurs heures et, après avoir acheté quelques esclaves auprès de ses connaissances, s’était attelé à redonner une certaine allure à la maison. Le sang avait disparu, les corps ne jonchaient plus le sol, de nouvelles tentures étaient en passe de remplacer les précédentes ravagées lors de l’assaut. Sans que j’ai besoin de le lui demander, Lafritius arma la totalité des esclaves, organisant des tours de garde aux abords de la maison.
Je montais sur le toît et regardais, songeur, le soleil se coucher derrière l’Esquilin. Ma colère était tombée, me laissant toujours tremblant, ravagé par ce que j’avais mis en branle. Aux quatre coins du domaine, la nuit s’illumina des torches portées par les esclaves qui guettaient toujours.



J'ai dis d'éclairer, pas de foutre le feu au batiment, non plus ...


Etrangement, je trouvais facilement le sommeil, puis une nouvelle journée remplaça celle qui s’était achevée. Ces quelques heures écoulées m’avait vu plus changer que les 20 ou 30 années précédentes, qui m’avait vu passer du statut d’adolescent à celui d’homme, de grec hésitant à celui d’homme de science respecté. J’étais soudainement passé d’homme à … je tiquais. Impossible de mettre un mot sur ce sentiment étrange, qui me donnait soudainement l’impression d’évoluer dans le corps et l’esprit d’un étranger. Un homme nouveau ? J’avais plutôt la sensation d’une régression.

La journée s’écoula, tandis que la vague de chaleur inattendue qui était tombée sur la ville une semaine plus tôt laissait place à l’odeur pesante qui accompagne la foudre quand les dieux la font tomber sur Terre. Tandis que le soleil faisait place à de lourds nuages, la température sembla chuter instantanément. Dans le voisinage, j’entendais des chiens se mettre à hurler à la mort, et les Romains se mirent à regarder le ciel comme s’il allait soudainement s’effondrer sur la ville et tout ravager jusqu’à ce que toute trace de civilisation ait disparue. Alors que les prêtres faisaient des offrandes dans les temples, les éclairs ravagèrent le ciel, et des flots diluviens s’écrasèrent sur nous, pauvres humains. Tous les habitants se mettaient à l’abris face à cette tempête sauf, pensais-je, quelques mains besogneuses dont j’attendais des nouvelles.

Cette lente attente trouva son épilogue un peu avant la nuit tombée, lorsque le soleil couchant balaya les nuages et que les dieux, calmés par les offrandes, laissaient ressurgir quelques rayons baignant la ville d'un éclat d'incendie.


Aprés la tempête, le calme ?


Le moment venu, les hommes guettant au portique m’annoncèrent l’arrivée d’une petite troupe fortement armée. Je reconnus aussitôt leur chef et le priais de me rejoindre dans l’atrium. Le centurion Sentencius se débarrassa de son casque et me tendit le sac qu’il portait attaché à sa ceinture. La scène me rappela furieusement, le temps d’un instant, le moment ou Sentencius avait apporté de la même manière la tête du général Avidius Cassius à Marc Aurèle. L’empereur s’en était détourné, choqué, et j’avais admiré son honnêteté. Comme le temps pouvait changer un homme ! Sentencius déposa le sac et me laissa le soin de l’ouvrir. Je regardais le centurion droit dans les yeux, ne posant pas la question aurait du me brûler les lèvres. Un instant, je cru voir de la sympathie chez cet homme de violence. Il m’annonça ce que je redoutais, mais que j’avais provoqué sciemment. Ma femme et ma fille avaient été assassinées par les hommes de Schnickeon quand ceux-ci avaient vu la situation leur échapper et qu’ils avaient compris que Sentencius et ses soldats ne feraient pas de quartier.

Je ne ressentais plus rien. Je sortis la tête du sac et scrutait les pupilles fixes de Schnickeon, essayant d’y deviner la souffrance de ses derniers instants avant que Sentencius ne le décapite


ps : Etant parti en vacances sans prendre le jeu avec moi les images sont tirées des images sur le net. Par contre étant à Nice, je compte profiter des photos que j'ai pris dans le coin concernant les vestiges romains (nombreux) qu'on trouve dans la région pour la suite :wink:
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  #85  
Vieux 27/08/2008, 22h43
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Otto Granpieds Otto Granpieds est déconnecté
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En plus, belle description d'adolescent (jmlus)
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Envoyé par marlouf
ce mioche débile
Enfin, on en passe tous par là...
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Ce sont les événements qui commandent aux hommes et non les hommes aux événements.
Hérodote

Rien n'arrête le progrès. Il s'arrête tout seul.
Alexandre Vialatte
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  #86  
Vieux 28/08/2008, 09h47
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La suite viendra, mais pas tout de suite (vacances, puis boulot, ça n'aide pas à avoir du temps pour soi ) ... bref ce week-end, ou sinon milieu de semaine prochaine
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  #87  
Vieux 01/12/2010, 15h02
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La loi au fond de la Deûle
 
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Sans doute un des meilleurs AAR du forum!
__________________
And so he spoke, and so he spoke,
that lord of Castamere,
But now the rains weep o'er his hall,
with no one there to hear.

"Si le droit est avec nous, qui sera contre nous?"

Citation:
Envoyé par DarthMath
[14-01, 18:22] : Yann !! Avec sa noix de coco dans le cul !!
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  #88  
Vieux 01/12/2010, 18h15
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Ouarf c'est trop
D'autant plus que je l'ai jamais fini (j'avais bien l'histoire en tête et la fin, des rebondissements, et on découvrait les personnages que j'avais mis dans l'autre AAR, comme Akmar le goth-qui-était-devenu-muet-le-jour-ou-sa-famille-a-été-massacrée) le tout un peu par fainéantise (et surtout parce que j'arrivais plus à trouver un quelconque interêt à Imperium Romanum)

Sinon j'ai écrit une autre histoire sur un jeune sortant de Science Po et devenant l'assistant d'un candidat à une mairie de province, tout ça parce que le candidat en question (qui le fascine) a une fabuleuse tare politique : il est mythomane et donc particuliérement instable
Il faudrait que je trouve un jeu adéquat pour pondre l'AAR
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  #89  
Vieux 01/12/2010, 18h34
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Envoyé par Chazam Voir le message
Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!

:foule de jeunes pucelles en délire devant leur Héro Mâle, leur star testostéronée préfée : marlouf l'AARiste!:
Désolé, je m'auto-cite, mais franchement, c'est pour ne pas me repéter la voix à brailler mon admiration.

Et vivement ce prochain AAR ! :a pris note:
__________________
"Péricliter = tourner autour du clitoris" d'après "Le Dictionnaire de ceux qui ne savent pas" de Ar Sparfell
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  #90  
Vieux 11/09/2011, 09h41
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Sinon j'ai écrit une autre histoire sur un jeune sortant de Science Po et devenant l'assistant d'un candidat à une mairie de province, tout ça parce que le candidat en question (qui le fascine) a une fabuleuse tare politique : il est mythomane et donc particuliérement instable
Il faudrait que je trouve un jeu adéquat pour pondre l'AAR
Y a pas de simulation de l'ENA ?
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