Franconaute  

Précédent   Franconaute > Jeux de stratégie > Autres jeux de stratégie

Notices

 
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #1  
Vieux 24/10/2013, 00h55
Avatar de DarthMath
DarthMath DarthMath est déconnecté
Provençal le Gaulois
 
Date d'inscription: décembre 2010
Localisation: Aix-en-Provence
Messages: 1 791
Par défaut Le retour de Napo !!

Débarqué le 1er Mars au Golfe Juan avec 400 hommes de sa Garde, moins d'un an après son abdication et son exil forcé sur l'Ile d'Elbe, Napoléon entre triomphalement dans Paris le 20 et entreprend de réorganiser l'Etat et l'Armée. Bien secondé par Davout, nommé Ministre de la Guerre, il parvient à équiper près de 500.000 hommes desquels il extrait une masse de manoeuvre d'environ 125.000 soldats aguerris et 370 bouches à feu : l'Armée du Nord. Face à l'Empereur, l'Europe entière s'est coalisée et l'a mis au ban dès le 13 Mars par une déclaration commune. Il lui faut donc agir vite et frapper fort, avant que les masses écrasantes des ennemis de la France ne soient regroupées. Tenté initialement par une campagne défensive, il décidera, après une série d'incidents aux frontières et sur les mers qui ont rendu manifeste la résolution hostile des souverains d'Europe, d'attaquer Wellington et Blücher avant l'entrée en ligne des Autrichiens et des Russes. Il pénétrera en Belgique par Charleroi, s'insérant entre les Anglais et les Prussiens afin de les écraser successivement puis se portera sur le Rhin pour affronter le reste des troupes alliées.

Le 14 Juin, l'Armée du Nord est concentrée derrière la forêt de Beaumont, à quelques lieues seulement de la frontière, sans avoir éveillé l'attention de l'adversaire. Wellington, dont le QG est à Bruxelles, pense que l'Empereur manoeuvre pour le couper de la mer. Durant la nuit du 14 au 15, les renseignements sur la présence des Français à la frontière s'amoncellent. Wellington n'y croit guère et songe surtout à assister au bal que donnera la duchesse de Richmond le 15 tandis que Blücher continue lui à les prendre au sérieux et ordonne à ses corps de deuxième échelon de serrer sur la tête de colonne.

Le 15, les Français franchissent la Sambre en 3 colonnes. A gauche, Reille et d'Erlon se dirigent vers Marchiennes ; le gros de l'armée, au centre, sur Charleroi ; Gérard, à droite, sur le Châtelet. Dès les premières heures, notre cavalerie légère enlève les avants-postes prussiens, s'empare du pont de Charleroi, pénètre dans la ville, fait des prisonniers. Le général Zieten se replie à la hâte.

A la sortie de Charleroi, il y a deux routes. Celle de gauche conduit à Bruxelles, c'est-à-dire ches les Anglais. Celle de droite, à Namur, chez les Prussiens. Napoléon décide de marcher sur l'armée prussienne, parce que celle-ci se trouve plus près et qu'il ne désire pas la laisser sur son flanc droit. Il engage donc Grouchy et sa cavalerie sur la route de droite et la fait suivre par Vandamme. A la fin de la journée, cette colonne repousse Zieten. L'Empereur est maintenant sûr de pouvoir déboucher, le 16, au-delà de la zone boisée ; il prescrit à Grouchy de ne pas dépasser Fleurus, craignant, s'il poussait trop vigoureusement, de provoquer le repli de Blücher et peut-être sa jonction avec Wellington.

La route de gauche croise, à quelques kilomètres de Charleroi, la route de Namur à Nivelles, par laquelle communiquent les armées prussienne et anglaise. L'Empereur avait intérêt à occuper l'intersection de ces deux routes, appelée les Quatre-Bras, afin de bien séparer les deux armées ennemies et de retirer aux Anglais la possibilité de porter secours aux Prussiens. Cette mission sera donnée au Maréchal Ney, qui vient d'arriver à marches forcées, suivi d'un seul officier. Reconnu, acclamé par les troupes : "Ca va marcher, voilà le Rougeaud !" s'écrient les soldats.



Tandis que Ney a arrêté son avant-garde à 18 heures le 15 devant ce qu'il a pris pour l'avant-garde de l'armée anglaise, l'Empereur regagne Charleroi après avoir ordonné à Grouchy d'enlever Fleurus. Le 16, à 6 heures du matin, Grouchy rend compte que l'armée prussienne prend position en avant de Fleurus. Napoléon décide que Vandamme se portera en avant de la ville, où se trouve déjà une partie de la cavalerie ; Gérard et la Garde suivront. Il aura donc 64.000 hommes contre Blücher, à droite du dispositif. A gauche, ordre est donné à Ney de s'emparer des Quatre-Bras et de s'y établir solidement avec les 45.000 hommes dont il dispose. Au centre, Lobau restera provisoirement en réserve près de Charleroi. Selon les circonstances, il se portera en soutien de l'une ou l'autre aile.

Situation au 16 Juin, à 14 heures :
__________________
"In war, truth is the first casualty" - Eschyle.

"You know, in this world, there's two kind of people, my friend. Those who have a loaded gun, and those who dig in. You dig in ..." - The Good, the Bad and the Ugly.

Dernière modification par DarthMath ; 24/10/2013 à 18h40.
Réponse avec citation
 

Outils de la discussion
Modes d'affichage

Règles de messages
Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
Vous ne pouvez pas modifier vos messages

Les balises BB sont activées : oui
Les smileys sont activés : oui
La balise [IMG] est activée : oui
Le code HTML peut être employé : non
Navigation rapide


Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 07h08.


Powered by vBulletin® Version 3.7.6
Copyright ©2000 - 2023, Jelsoft Enterprises Ltd.
Version française #19 par l'association vBulletin francophone