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Vieux 19/01/2012, 14h56
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Vienne, 29 mai 1806



Un homme essoufflé court dans les couloirs du Palais de la Hofburg, ses talons claquant sur le dallage. Il entrouvre une porte, derrière se trouve le général Masséna.

- Général ! Les émeutiers approchent, il nous faut quitter la ville au plus vite ! Il y a déjà des incendies dans le secteur de l’Opéra et le Ring n’est plus sur !
- Pas d’inquiétude, Rodo viendra nous dégager par le nord, il a déjà du quitter le Tyrol et ne devrait pas tarder …
- Non Général ! Steiner ... enfin je veux dire Rodo ... Un courrier vient d’arriver, il a du retourner à Innsbruck tant la pression austro-prussienne était forte !
- Nous sommes seuls ?
- Oui Général ! On a commencé à évacuer les blessés au sud, c’est le seul passage qui n’a pas encore été bloqué par les Russes et les Autrichiens ! Le cousin de l’Empereur d'Autriche nous a déjà devancé avec ses troupes et il marche sur Venise, nous ne sommes même pas surs que la ville tiendra avant notre arrivée !
- Un repli sur Zagreb est envisageable ? J’en suis le Duc depuis 10 jours, après tout …
- Risqué, Général ! Les Autrichiens sont en train de malmener les Ottomans, et c’est toute la côte de Dalmatie qui est sur le point de se soulever ! Il nous faut rentrer au plus vite, le temps presse !
- Si ce sont là les ordres de l’Empereur … Nous venons de perdre la campagne d’Autriche, mon bon Moradim … retenez cet instant, il fera date dans l’Histoire – on se demandera encore plus tard comment la France a faillit terrasser l’Autriche puis retraiter devant elle, et tout cela en moins d’un mois …

Ah, Commandant Moradim, un instant … Nous ne sommes pas surs que les émeutiers feront bien tout le travail, donc vous vous en occuperez personnellement. Si nous quittons Vienne, je veux que la ville soit réduite en cendre. Rompez !
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Vieux 19/01/2012, 15h46
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Un mois plus tôt – fin avril 1806

Lassé de devoir végéter entre les murs d’Innsbruck, Rodo programme l’offensive générale devant briser l’alliance austro-prussienne.

Au nord, Berlin est tenue d’une main de fer par Murat. Ney, qui vient tout juste de le rejoindre, embarque avec lui quelques troupes solides (dont le 20éme de ligne du colonel Charles-Henri Lilan, et le 15éme de ligne du capitaine Dédé) et fonce au nord-est, entrant en Poméranie.
La grave défaite à Berlin et les troupes mobilisées dans le Tyrol semblent avoir largement affaiblit le Royaume de Prusse, qui ne dispose plus de beaucoup d’hommes sur son territoire pour les jeter dans les jambes des français. L’avance est dés lors rapide, et la ville de Stettin rejoint rapidement l’Empire français.





Rodo doit, de son côté, exécuter une sortie de la forteresse d’Innsbruck. L’ennemi prussien y est en masse, mais les murs de la forteresse empêchent toute percée de l’ennemi tandis que les canons montés en haut des murs dominent toute la vallée.
La bataille n’entrera pas dans l’Histoire car on n’y vit n’y grand fait d’arme, ni action mémorable, si ce n’est que les Français, en perdant 2.000 hommes (l’armée de Rodo ne disposant désormais plus que de 4.000 soldats contre 10.000 à régiments pleins) arrivent à en terrasser 4 fois plus côté prussien. La rumeur court, l’un des généraux adverse, Blücher, aurait été blessé durant la bataille.





Le siège est abandonné par les Prussiens, en partie découragés, ce qui devrait enfin laisser un peu de répit pour l’Empereur : ses troupes ont été épuisées par les sièges et les batailles, plusieurs régiments ont tout bonnement disparus lors de l’assaut.
On ne compte, heureusement, aucune victime parmi les grands noms d'officiers entourant l’Empereur, mais les royalistes les plus influents, en France, se moquent de celui que l’on raille comme « l’Empereur du Tyrol » Voilà en effet prés d’un an que Rodo y aura élu involontairement domicile …

C’est donc Davout et Masséna qui quittent l’Italie depuis Venise et marchent sur Vienne. Ne serait-il pas plus prudent de faire une escale à quelques jours de la capitale autrichienne ? Masséna décide donc d'obliquer plus au sud afin de faire halte à Zagreb. La région étant sous contrôle ennemi, il faut là encore se battre, mais les moyens engagés de part et d’autre n’ont pas grand-chose à voir …





Les miliciens croates sont rapidement balayés et Masséna occupe pacifiquement Zagreb. Rodo l’avait promis, la prochaine fois qu’une ville autrichienne serait capturée, son vainqueur y serait fait Duc. Tous pensaient à Vienne, la surprise est mauvaise pour Masséna : il est fait Duc de Zagreb …
« L’empereur aurait mieux fait de me mettre aux fers » lancera, désappointé, le Général.

La chance semble alors sourire au commandement français. Sachant Venise désormais peu protégée, une importante escouade autrichienne quitte la capitale en direction de l’Italie. Va-t-elle tenter de s’en prendre aux troupes françaises en Croatie ? Non, elles dépassent la position française et stationnent aux marches de la Venitie. L’occasion est trop belle, les Français ne sont qu’à quelques jours de marche de Vienne et la capitale a été (en partie) vidée de ses défenseurs !

Les ordres de Rodo sont clairs : Vienne à tout prix ! L’empereur d’Autriche négociera aussitôt la capitulation et la France pourra se tourner, pleinement et entièrement, contre la Prusse et, surtout, contre celle qui finance tous les ennemis de la France : la Grande Bretagne.

Sans prendre une seule journée de repos, Davout et Masséna abandonnent Zagreb et galopent plein Nord, jusqu’à 20 km de Vienne – les armées à pied avançant à marche forcée et avalant la distance en un temps record.

Le 26 mai, les troupes françaises peuvent lancer la bataille dont tous rêvaient depuis plus d’un an : la bataille pour Vienne. Enfin …


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  #73  
Vieux 19/01/2012, 15h53
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Allez Louis-Nicolas !! T'es le meilleur !!

Sinon, les Autrichiens n'ont pas laissé un seul petit général dans leur capitale ?
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Vieux 19/01/2012, 15h54
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Si j'en crois que le post précédent, la victoire sur cette armée là ne suffira pas...
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Vieux 19/01/2012, 16h00
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Si j'en crois que le post précédent, la victoire sur cette armée là ne suffira pas...
Ce n'est qu'un repli temporaire ... les Aigles domineront bientôt à nouveau les palais des Habsbourg ...
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Vieux 19/01/2012, 16h17
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Sinon, les Autrichiens n'ont pas laissé un seul petit général dans leur capitale ?
Non, et ça explique en partie le massacre qui aura lieu ensuite à Vienne
J'en ai déjà tué 2 ou 3 (mais je ne doute pas que l'IA en engage de nouveaux aprés), le meilleur général autrichien est a 2 ou 3 jours de marche de Venise, et un autre se balade entre forêts et montagnes du Tyrol
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  #77  
Vieux 19/01/2012, 16h50
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J'espère que Von Palpatine ne se laissera pas aller à de petites concessions avec le soi disant Empereur
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je m'incruste pour faire genre j'ai des amis autres que les pizzas
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Vieux 19/01/2012, 17h39
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Bataille de Ternitz (20km au sud de Vienne), 26 mai 1806


Les troupes françaises se déploient appuyées par les États-majors de Davout et Masséna. En face, pour protéger la capitale, aucun général pour soutenir les troupes autrichiennes. Une erreur majeure qu’elles paieront au prix fort. On se déploie de part et d’autre malgré la pluie battante …





Et comme on commence à connaître la tactique utilisée par les Autrichiens, on place les canons principalement au centre, même si le 5éme régiment d’artillerie du lieutenant Loda est lui positionné sur notre aile gauche. La cavalerie autrichienne, comme on s’y attendait, attaque sur le flanc droit, ou elle se heurte aux imposants carrés français.





Les Autrichiens font avancer leurs lignes sur tout notre flanc droit. On les y attend posément, tandis que tout notre axe gauche commence à s’avancer – son but ultime, aller au centre de la carte tandis qu’une partie de notre cavalerie foncera jusqu’à la ville et, à couvert des bâtiments, pourra prendre l’artillerie ennemie à revers.





Le plan fonctionnera parfaitement, la rotation française déstabilise l’Autrichien, qui n’arrive pas à enfoncer notre gauche – même si nos pertes y sont importantes.
On colmate, on retires les troupes éprouvées pour qu’elles se reposent à l’arrière et on met des lignes fraiches. Le colonel Lionel et son 8éme d’infanterie se distingue pendant la bataille.

Les chevau-légers français enlèvent les positions artillerie ennemie, tandis que le reste de notre cavalerie prend en chasse toute unité adverse dés qu’elle semble vaciller. On ne veut nullement laisser à l’ennemi l’occasion de reprendre ses esprits et se repositionner plus loin à l’abri des bois. Les sabres valsent, les sabots enfoncent la cage thoracique des fuyards, on abat les Autrichiens par centaines, puis par milliers.

Mais déjà au loin, on aperçoit des renforts autrichiens qui n’étaient pas attendus ! Toute l’armée s’avance jusqu’à la ville et continue le travail. Nos hommes tombent également, d’autant plus que les munitions commencent réellement à manquer – on a beau faire tourner les hommes, s’ils trouvent du repos, ils ne peuvent récupérer de la poudre !
On fait venir les canons à proximité du village, et on passe à la mitraille. Les escadrons ennemis sont décimés, même si l’armée française doit désormais se contenter majoritairement du corps à corps.

On économise les coups, une unité doit tirer une salve et se retirer le temps que la cavalerie essaye d’emporter le moral adverse. Mais les Autrichiens s’entêtent, et continuent leurs assauts. Malgré les tirs, les sabres et la grenaille, un bataillon perce jusqu’à l’un des canon et abat méthodiquement les artilleurs, puis passe au canon suivant.
Le 65éme régiment d’artillerie est quasiment réduit à néant (80% de morts), on retrouvera le corps sans vie du lieutenant Loda, qui tire la dernière mitraille avant de s’effondrer.

L’infanterie doit intervenir à la baïonnette, c’est tout ce qui lui reste. Les nuages s'estompent, la pluie cesse et les premiers rayons de soleil paraissent sur le champ détrempé. "Regardez le soleil de Ternitz !" s'écrie Masséna pour motiver les troupes. Enfin l’ennemi, constatant ses propres pertes, renonce. Vienne est vide de troupe, la garnison a été massacrée, les renforts sévèrement malmenés. Le sol donne une idée de l’intensité des combats … on trébuche sur les cadavres entremêles, même si les couleurs donnent une idée des régiments, français ou autrichiens, qui y ont été moulus …





5.000 morts côté français, prés de 16.000 ( !) côté autrichien. L’absence de Général, un moral en berne, une cavalerie se ruant sur les fuyards, cela explique ce massacre sans précédent.

Et les blessés, nombreux … le corps du lieutenant Loda sera rapatrié à Paris, où il sera enterré à côté du général Bernadotte et du sergent Darthmath, sous l’Arc de Triomphe que commande Rodo à ses architectes pour fêter la prise de Vienne et la fin de la Coalition.

Le 26 au soir, les troupes entrent dans Vienne, et s’adonnent au pillage et à la destruction massive, on viole femmes, enfants et animaux, pour une deuxiéme barbarie en 24h. Les Français récupèrent plus de 25.000 piéces d’or, qui serviront à financer l’Arc de Triomphe, une forteresse aux environs de Paris, les nouveaux bâtiments de la Royale et les meilleures routes qui soient pour tout le Nord de l’Empire de France.





Masséna s’installe à la Hofburg, au centre de la ville, tandis que Davout, dont le talent a été éclipsé par celui du nouveau Duc de Zagreb, préfère installer ses quartiers à Schoenbrunn. On squatte les chambres royales, et on se saoule en attendant la capitulation autrichienne. Des hommes décrochent des tableaux de l’Empereur François 1er et pissent scrupuleusement dessus, tandis que certains des rescapés autrichiens de la bataille sont enfermés avec les bêtes au zoo attenant au Palais d’été.

La réponse autrichienne ne tarde pas : Pas de capitulation ! Déjà la ville s’enflamme, les explosions de violence eclatent dans tous les quartiers et tout ce qui porte un uniforme français, s’il est isolé, est copieusement massacré.





A l'état-major, on s’indigne : est-ce donc ainsi qu’on fait la guerre chez les Autrichiens ? Ne voient-ils donc pas la défaite, maintenant que leur capitale est tombée ? On grommelle, ces Autrichiens ne connaissent donc rien à l’art de la guerre et à l’élégance de la défaite face aux vainqueurs. Aprés avoir compissé, les hommes soulagent désormais leur colique sur les portraits de l’Empereur François 1er, on n’a donc plus à se retenir tant le mépris et le mauvais-gout autrichien sont sans borne !
Puis un vent de frayeur balaie le camp français : les Russes et les Autrichiens qui reviennent aux limites de la ville, l’apport possible des prussiens, et puis par-dessus tout, cette armée autrichienne qui risque de couper toute base arriére maintenant qu’elle est si proche de Venise!





On prit les dieux, nouveaux et anciens, et on envoie Sörge, notre espion viennois, dans les rangs de l’armée ennemie, pour tuer le cousin de l’Empereur. L’assassinant échoue, l’Autriche se rapproche dangereusement de Venise, où il n’y a plus personne si ce n’est des contingents mal armés pour défendre la forteresse … elle tombera, c’est sur, s’il donne l’assaut !
Ce qui avait été rêvé s’éloigne, l’Autriche n’est donc pas vaincu malgré ses défaites, et la France ne peut garder toutes ses conquêtes malgré ses victoires. On évacue Vienne, tandis que la ville est broyée par les incendies venus tant des Français que des partisans autrichiens …



L’empire français avant la débâcle de Vienne, 29 mai 1806


Fin de cette 1ére partie, la suite dans 15 jours
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  #79  
Vieux 19/01/2012, 19h27
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Et que devient le fameux colonel d'artillerie jmlo ?
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  #80  
Vieux 19/01/2012, 19h38
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Et que devient le fameux colonel d'artillerie jmlo ?
Toujours à ton poste, dans l'armée de Rodo (normalement sauf gros problème, tu es sensé être à un poste préservé de l'ennemi. Enfin c'est ce que pensait le pauve Loda )
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